• Variétés des origines Les territoires qui ont formé le département du Pas-de-Calais étaient soumis à des régimes administratifs, fiscaux et juridiques différents sous l’Ancien Régime (Boulonnais et Calaisis d’un côté, Artois de l’autre). Les archives traduisent cette variété des origines.
En outre le statut particulier de pays d’Etats de l’Artois, le rattachement à l’intendance de Lille ou à celle d’Amiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, tout comme l’existence de trois diocèses (Arras, Boulogne et Saint-Omer), dont les archives ont connu des sorts divers ont des conséquences sur les fonds mis à disposition des chercheurs.
• La destruction d'une partie des fonds Les importantes destructions en 1914-1918 et en 1940 méritent aussi d’être signalées d’entrée. En 1914-1915, de nombreux fonds anciens conservés aux archives départementales, à l’hôtel de ville et au palais de justice d’Arras ont péri ; tout au long de la guerre, des minutiers de notaires (Bapaume, Lens…) ont disparu complètement avec les villes elles-mêmes, tout comme les documents de l’état civil (reconstitué en partie) et ceux des justices de paix.
• La répartition des collections Les fonds et collections des archives du Pas-de-Calais sont partagés entre deux sites. L’ancien dépôt (centre Georges-Besnier à Arras) et le nouveau (centre Mahaut-d’Artois à Dainville) sont séparés par 3 kilomètres et les documents ne circulent pas entre les deux dépôts, tous deux dotés d’une vaste salle de lecture.